Commerces, grandes surfaces, restaurants, producteurs

Donner vos invendus, simplement et dans les règles.

Ce que la loi vous demande, ce que le don peut vous faire économiser, les règles d'hygiène à respecter, et comment nous vous accompagnons dans les Alpes-Maritimes.

Ce que dit la loi

Êtes-vous concerné par l'obligation de don ?

Depuis la loi Garot de 2016, élargie en 2019 puis par la loi anti-gaspillage (AGEC) de 2020, certaines entreprises doivent organiser le don de leurs invendus. Toutes les autres peuvent le faire volontairement.

Obligation Commerces alimentaires de plus de 400 m²

Proposer une convention de don

  • Vous devez proposer une convention de don à au moins une association habilitée à l'aide alimentaire, au plus tard un an après l'ouverture du magasin ou le franchissement du seuil.
  • Vous ne pouvez pas rendre délibérément impropres à la consommation des invendus encore consommables (javellisation par exemple).
  • Le non-respect de l'obligation de proposer une convention est puni d'une amende de 5e classe.

Code de l'environnement, articles L541-15-5 et L541-15-6

Obligation Restauration collective, industrie, commerce de gros

La même obligation, au-delà de certains seuils

  • Restauration collective préparant plus de 3 000 repas par jour.
  • Industrie agroalimentaire dont le chiffre d'affaires dépasse 50 millions d'euros.
  • Commerce de gros alimentaire dont le chiffre d'affaires dépasse 50 millions d'euros.

Code de l'environnement, article L541-15-6, II

Possible Commerces de moins de 400 m², marchés, traiteurs, restaurants

Donner volontairement

  • Boulangeries, supérettes, primeurs, commerçants des marchés, traiteurs : la loi prévoit que vous pouvez, vous aussi, conclure une convention de don.
  • Vous bénéficiez des mêmes règles fiscales que les grandes enseignes.

Code de l'environnement, article L541-15-6, II bis

Obligation Producteurs, importateurs, distributeurs

Ne plus détruire les invendus non alimentaires

  • Depuis le 1er janvier 2022, les invendus non alimentaires (hygiène, entretien, puériculture, textile…) ne peuvent plus être détruits. Ils doivent être donnés, réemployés ou recyclés.
  • Pour les produits d'hygiène et de puériculture, le don ou le réemploi passe en priorité.

Loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020, article 35

Cette page résume la réglementation pour vous aider à vous repérer. Elle ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal adapté à votre entreprise.

La réduction d'impôt

Donner peut réduire votre impôt.

Un don en nature à un organisme d'intérêt général relève du mécénat d'entreprise. Il ouvre droit à une réduction d'impôt, sur présentation d'un reçu fiscal délivré par l'organisme qui reçoit le don.

60 %

de la valeur du don en réduction d'impôt sur les bénéfices. Au-delà de 2 millions d'euros de dons, le taux passe à 40 %, sauf pour les dons aux organismes qui fournissent gratuitement des repas ou des produits de première nécessité aux personnes en difficulté : 60 % sans limite de montant.

Coût

Les dons en nature sont valorisés à leur coût de revient, et non à leur prix de vente.

20 000 €

Plafond par exercice, ou 5 pour mille du chiffre d'affaires hors taxes si ce montant est plus élevé. L'excédent est reportable sur les 5 exercices suivants.

Reçu

Le reçu fiscal (formulaire 2041-MEC-SD) est délivré par l'organisme bénéficiaire. Conservez-le : l'administration peut le demander.

Exemple de calcul

€

6 000 € de réduction d'impôt

Calcul : 60 % de la valeur des dons, dans la limite de 20 000 € par an (ou 5 pour mille du chiffre d'affaires). Exemple indicatif, hors situation particulière.

Et avec Rien Ne Se Perd ?

À ce jour, notre association ne délivre pas encore de reçus fiscaux. La réduction d'impôt dépend de l'organisme qui reçoit officiellement votre don. Parlons-en avant votre premier don : nous étudions avec vous la solution la plus adaptée.

Les règles d'hygiène

Un don sûr, de votre réserve jusqu'à l'assiette.

Le donateur doit s'assurer de la qualité des produits au moment où il les donne. Trois repères suffisent dans la plupart des cas.

« À consommer jusqu'au… » Jamais après la date

C'est la date limite de consommation (DLC), pour les produits frais et périssables. Un produit dont la DLC est dépassée ne peut être ni vendu ni donné. Donnez-le assez tôt pour qu'il puisse encore être redistribué.

« À consommer de préférence avant… » Peut être donné après la date

C'est la date de durabilité minimale (DDM), pour les produits secs, conserves, boissons… Une fois la date passée, le produit reste consommable si son emballage est intact. Il peut seulement perdre un peu de goût.

Chaîne du froid et traçabilité À organiser ensemble

Les produits frais doivent rester au froid de bout en bout. Chaque don est accompagné d'un bon qui liste les produits, les quantités et les dates. Les opérateurs soumis à l'obligation de don doivent aussi sensibiliser et former leur personnel.

Avec Rien Ne Se Perd

Comment ça se passe, concrètement.

Nous coordonnons les dons et les associations du territoire. Vous avez un seul interlocuteur, de la première prise de contact au suivi des quantités données.

  1. On fait le point

    Quels produits, quels volumes, à quelle fréquence, alimentaires ou non. Nous vous expliquons ce que la loi attend de vous dans votre situation.

  2. On pose le cadre

    Nous vous mettons en relation avec les associations habilitées du territoire pour la convention de don, et nous formons vos équipes au tri, aux dates et au respect du froid.

  3. On vient chercher vos dons

    Nous organisons et coordonnons les collectes chez vous, puis nous répartissons les dons entre les associations, pour que rien ne reste sans preneur.

Rien Ne Se Perd n'est pas encore habilitée à l'aide alimentaire. Pour la convention exigée par la loi Garot, nous travaillons avec des associations habilitées et nous organisons tout avec elles.

L'outil numérique

Tracer chaque don, du quai jusqu'à l'association.

Pour les entreprises qui veulent des preuves à chaque étape, il existe TraceDon, une plateforme conçue pour sécuriser la traçabilité des dons alimentaires et matériels, et produire les justificatifs dont vous avez besoin.

  • Bons d'enlèvement signésSignature électronique par les deux parties au moment de la collecte, avec la liste des produits et les quantités.
  • Conventions et associations vérifiéesLe suivi des conventions de don et des documents des associations partenaires.
  • Reçus fiscauxVous indiquez la valeur de vos dons, l'association bénéficiaire émet et signe le reçu, conservé en ligne.
  • Bilan de vos donsLes quantités données et leur suivi, pour votre bilan RSE et vos obligations légales.

Questions fréquentes

Ce que les commerçants nous demandent.

Mon magasin fait moins de 400 m². Puis-je quand même donner ?

Oui. L'obligation ne concerne que les commerces de plus de 400 m², mais la loi prévoit que les plus petits commerces, les commerçants des marchés et les traiteurs peuvent eux aussi conclure une convention de don. Les règles fiscales sont les mêmes.

Qui est responsable de la qualité des produits donnés ?

Le donateur doit s'assurer de la qualité des produits au moment du don et mettre en place des procédures de suivi et de contrôle. C'est pourquoi nous vous aidons à trier les produits et à former vos équipes.

Puis-je donner des produits de marque distributeur ?

Oui. La loi interdit toute clause d'un contrat entre un industriel et un distributeur qui empêcherait le don de produits vendus sous la marque du distributeur.

Comment calculer la valeur de mes dons pour la réduction d'impôt ?

Les dons en nature sont valorisés à leur coût de revient, c'est-à-dire ce que les produits vous ont coûté, et non à leur prix de vente. Votre comptable ou votre logiciel de gestion de stock peut vous fournir cette valeur.

Acceptez-vous les produits non alimentaires ?

Oui : produits d'hygiène, d'entretien, de puériculture, petit matériel… Depuis 2022, leur destruction est interdite. Les donner est la solution la plus utile, pour vous comme pour les familles.

Combien de temps avant la date limite faut-il donner les produits frais ?

Le plus tôt possible. Un produit frais doit encore pouvoir être collecté, réparti et distribué avant sa date limite de consommation. Nous convenons ensemble des délais selon vos produits et la fréquence des collectes.

Passons à l'action

Vos invendus peuvent nourrir des familles dès la semaine prochaine.

Écrivez-nous en quelques lignes : votre activité, vos produits, vos volumes. Nous revenons vers vous pour organiser la suite.